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[INTERVIEW] Bond Society – Lauréat FAIRE Paris


Cette semaine nous partons à la rencontre de Bond Society, jeune agence d’architecture lauréate de l’accélérateur FAIRE Paris lancé par le Pavillon de l’Arsenal, premier du genre dédié aux architectes. Ils nous parlent de leurs recherches, de l’importance d’innover et d’être conseillé.


Pouvez-vous nous présenter Bond Society ?

Bond Society c’est avant tout l’expression de trois envies entrepreneuriales qui par chance, se sont croisées !
Nous sommes tous les trois architectes, animés par des envies communes et aussi différentes, plurielles !
C’est une aventure humaine, un enrichissement personnel et professionnel au service de la production architecturale au sens large.
On est tous les trois très curieux, voyageurs, et on adore sortir des sentiers battus.
Finalement nous nous sommes retrouvés autour de l’architecture, mais plus encore parce qu’on voulait FAIRE, en regardant en arrière cette aventure elle a commencé il y a presque 5 ans !
Paris, Londres, Bangkok sont les villes que nous avons appréhendées. Nous y avons travaillés et vécus.
Bond Society est une rencontre entre trois regards, trois parcours, trois architectes.

L’objectif premier de Bond Society est de construire des partenariats solides et réguliers avec tous les acteurs qui participent à la fabrication des villes d’aujourd’hui et de demain. Nous développons des programmes de logements collectifs, des équipements et des bâtiments tertiaires.

Bond Society c’est aussi le laboratoire Re:bond, pôle dédié à la recherche et au développement.
Nous étudions les mutations sociétales et leurs impacts sur les modes d’habiter et de travailler.
Dans ce cadre le projet homy développé par Re:bond a été sélectionné pour intégrer le premier accélérateur dédié aux architectes : FAIRE

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Pourquoi ce nom ? Vous aimez créer du lien ?

Bien-vu ! La définition première de « bond » c’est le lien, la connexion et « society » traduit l’importance du groupe réunit autour d’une même activité, d’un intérêt commun. Cette notion est primordiale dans la démarche de la société.
Nous travaillons l’architecture comme un dialogue. Un dialogue entre hier et demain, entre passé et avenir, entre intime et collectif, entre usager et projet, entre besoins et contraintes.
Nous sommes convaincus qu’un projet s’écrit au pluriel. Nous voulons réunir idées, acteurs et savoir-faire autour d’un projet commun.


« Rencontrer du monde, sortir de la bulle et du microcosme des architectes ! »


Vous faites parti des lauréats de la première édition de l’accélérateur de projets urbains et architecturaux FAIRE Paris ? Pourquoi vous êtes vous lancés dans cette aventure ?

Nous avons commencé à travailler sur différents sujet de recherches il y a 1 an. C’était une volonté depuis le début de Bond Society, continuer à se questionner, à observer, à ré-inventer. Très vite le laboratoire Re:bond a vu le jour.
Le sujet que nous avons proposé pour FAIRE Paris était donc déjà dans le labo ! Trouver du temps, un public (au sens large) et des financements pour ce qui s’appelle la R&D c’est très compliqué quand on est une jeune boîte. Donc nous avons sauté sur l’occasion. C’était aussi une opportunité géniale de confronter ce sujet à un jury, d’être questionnés, contredits, et « validés » en quelques sortes. C’est un sujet qui nous anime profondément, on aurait continué, mais l’accélération c’est top !

Comment avez vous connu FAIRE Paris ?

Nous avons découvert l’accélérateur Faire Paris par le biais du Pavillon de l’Arsenal….sur Facebook je crois. C’était très flou et nouveau, ça nous a intrigué donc on est allé au premier Meetup pour en savoir plus !

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Parlez nous du projet que vous avez présenté.

Homy qui veut dire Homes for the Odyssey of Metropolitan Youngsters c’est un projet de recherche, de questionnement.
Nous souhaitons comprendre en profondeur l’évolution des modes de vie d’une génération que certains qualifient de Millenials, x et y, de génération Erasmus etc. Nous croyons que la mobilité, le nomadisme, la flexibilité, la digitalisation sont des vecteurs de mutation du logement.
Des opérations immobilières de « coliving », terme anglo-saxon, voient le jour partout dans le monde et ça arrive en France aussi.
Ce que nous souhaitons faire c’est comprendre avant tout les besoins, car c’est une nouvelle « offre » qui répond à de nouveaux besoins, comprendre comment fonctionnent les espaces de « coliving » existants, qu’est ce qui les caractérisent ? Pourquoi est-ce que certaines personnes souhaitent y vivre ? Quelles sont les caractéristiques spatiales, servicielles, tarifaires, foncières?
Finalement l’objectif c’est de trouver une définition large et de ne pas se précipiter sur ce nouveau programme dont les contours ne sont pas vraiment définis. Les modèles étrangers ne sont pas forcément transposables, le territoire n’est pas le même, les usages, le climat, le contexte économique, réglementaire, l’histoire du logement en France n’est pas la même non plus et ce sont des paramètres à considérer pour pouvoir FAIRE intelligemment. L’idée c’est aussi d’aider à l’émergence de ce programme.


« Trouver du temps, un public (au sens large) et des financements pour ce qui s’appelle la R&D c’est très compliqué quand on est une jeune boîte »


Le principe de l’accélérateur ou de l’incubateur n’est pas encore très répandu en architecture. Concrètement comment cela va t-il se passer ?

C’est plus un accélérateur qu’un incubateur. Le principe c’est d’aider les projets de recherches portés par des architectes et des urbanistes à émerger. Nous sommes accompagnés par les équipes du Pavillon de l’Arsenal, nous avons des points tous les quinze jours, la première étape pour nous c’est de valider notre protocole de recherche, le planning, les livrables et de valoriser les fonds dont nous avons besoin. Ensuite, la Pavillon de l’Arsenal nous mettra en relation avec des acteurs du logement, des bailleurs sociaux, des promoteurs, des propriétaires fonciers.

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Quels avantages voyez-vous dans ce genre de dispositifs ?

L’avantage incontestable c’est de nous offrir de la visibilité dans un premier temps, obtenir cette reconnaissance de la part du Pavillon et de la Ville de Paris nous honore et crédibilise ce projet de recherche. Le deuxième c’est de reconnaître que la recherche est primordiale en architecture. De plus, pouvoir être accompagnés, épaulés, orientés à chaque étape de nos recherches est un super booster !

Plus généralement les accélérateurs, incubateurs, concours d’idées… permettent de mettre en lumière la profession d’architecte et le rendent plus accessible, plus dans l’air du temps. Quels sont vos conseils pour les jeunes architectes qui se lancent ?

Se faire confiance, foncer, ne pas avoir peur, et passer par la fenêtre quand les portes sont fermées !
Garder en tête qu’être jeune n’est pas un handicap, au contraire, nous rencontrons beaucoup de personnes qui nous soutiennent et apprécient nous apporter leur aide, leurs conseils, il faut en profiter aussi !
Rencontrer du monde, sortir de la bulle et du microcosme des architectes !

Une bonne adresse à partager autour de vos locaux (rue du Sentier dans le 2ème à Paris) ?

Nous sommes fraichement installés rue du Sentier. Le quartier est une vraie pépinière.
CAMINITO, un restaurant argentin rue des Petits Carreaux. C’est un endroit idéal pour boire un verre en terrasse.

La brique de fin ?

Une brique LEGO !

Merci Bond Society


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